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Anima Umbrae Historia

 
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Albérich
Nobilis

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MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 16:33 (2012)    Sujet du message: Anima Umbrae Historia Répondre en citant

Naissance
  

« Le village de Norfolk, situé au cœur des montagnes de Nali, bouillonnait en cette journée de célébration. La foule fourmillait dans les ruelles de la petite bourgade et les cris de joie fusaient de toutes parts. Les tavernes, gagnées par la plupart des habitants, accueillaient plus de monde qu’à l’habitude et faisaient résonner les rires des villageois. En effet, chaque naissance était ici célébrée comme une véritable victoire et selon les traditions transmises par les doyens de Norfolk.


Mais celle-ci était accompagnée d’une atmosphère d’autant plus singulière que le petit Caëlus était considéré comme l’enfant du village. Le bambin avait connu des premières minutes particulièrement difficiles, sa mère mourant en lui donnant la vie. Quant à son père, il avait succombé dans la défense de Norfolk, trois mois plus tôt, lorsque des bandits tentèrent de s’emparer des richesses de la localité. Aussi, chaque villageois se sentait à présent le devoir de le protéger et de l’éduquer comme son propre enfant.


Orwin, le vénérable doyen du village, tenait le petit garçon dans ses mains meurtries. Lui non plus n’était pas ressorti indemne de la bataille, au cours de laquelle il avait combattu avec vaillance. Il n’était pas le genre d’homme à se cacher derrière ses sujets, ce qui faisait de lui un chef très apprécié et respecté.


En caressant le crâne du jeune Caëlus, il eut le pressentiment que son avenir serait chargé de nuages et qu’il devrait lui porter une attention toute particulière afin qu’il ne lui arrive rien. Après avoir longuement observé l’enfant qu’il serrait contre sa poitrine, Orwin balada son regard sur le peuple qui s’étendait devant lui. Tous affichaient un sourire éblouissant. C’est alors qu’il vit une étrange silhouette encapuchonnée se détacher de la foule avant de disparaître sur le sentier menant à la chaine de montagnes.


Orwin semblait être le seul à avoir remarqué sa présence. Les sourcils froncés, il chassa son inquiétude en concluant que sa vision ne devait être due qu’aux premiers effets de l’hydromel qu’il avait bu sans retenue. »
 
 
   

_________________
« L’historien est un prophète qui regarde en arrière. »


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MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 16:33 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Albérich
Nobilis

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MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 16:35 (2012)    Sujet du message: Anima Umbrae Historia Répondre en citant

Rencontre
 
 
« Dix ans s’étaient écoulés depuis la naissance de Caëlus, et ce dernier avait bien grandi. Son visage jeune et beau était intrépide et reflétait la joie. Ses yeux vifs et brillants scrutaient le moindre détail de l’environnement qui l’entourait, témoignant de la grande curiosité qui le caractérisait. Caëlus se dirigeait vers le centre du village, à l’endroit où, chaque jour, il apportait les fruits qu’il avait cueillis le matin même. Il déambulait joyeusement dans les allées de Norfolk, en observant les habitants qui s’attelaient à leurs tâches quotidiennes. En cette douce journée de printemps, tout était calme et paisible, ce qui n’était pas sans plaire au jeune garçon. Celui-ci préférait la tranquillité à la rixe, à l’inverse de ses camarades qui cherchaient toujours la bagarre. S’il avait été plus enclin à l’agitation, les anciens ne lui auraient pas donné autant de responsabilités au sein du village.


Le fait de se démarquer de ses pairs en contribuant au bon fonctionnement de Norfolk satisfaisait grandement Caëlus. Secrètement, il espérait un jour reprendre la place d’Orwin, le doyen du village, qui suscitait l’admiration de Caëlus par ses décisions sages et réfléchies. Il songea un moment à son avenir avant d’atteindre le bâtiment central, un somptueux édifice construit par les fondateurs de Norfolk. La bâtisse dominait la bourgade par la hauteur de ses murs de pierre, bien plus résistants que les modestes maisons du village. C’est pour cette raison qu’en cas d’attaque, les villageois se réfugiaient systématiquement  en son sein.


Caëlus pénétra à l’intérieur avec entrain. La grande salle était pleine de gens : des hommes pour la plupart, mais il y avait aussi quelques convives d’autres sortes. Orwin, comme à son habitude, siégeait dans un grand fauteuil au bout de la longue table sur l’estrade, et près de lui étaient assis d’un côté Hélias et de l’autre Abrahël. Ceux-ci comptaient parmi ses conseillers les plus remarquables. Si Orwin était de stature plus courte que les deux autres, sa longue et abondante barbe grise et son regard dur lui donnaient pourtant un air bien plus intimidant. Dans son visage âgé, sous de grands sourcils neigeux, ses yeux sombres étaient enchâssés comme des charbons capables de s’embraser. À première vue, il s’agissait d’un homme froid et distant. Mais ceux qui le connaissaient affirmaient tout le contraire. Caëlus se déplaça en silence jusqu’au doyen.


À son arrivée, Orwin interrompit sa discussion et afficha un large sourire. C’était une journée très spéciale, et tous deux le savaient. Leur lien était si profond qu’ils n’avaient pas besoin de mots pour communiquer. Cela faisait exactement dix ans qu’Orwin avait pris Caëlus sous son aile, et le garçon lui en était éternellement reconnaissant. Il resta là quelques instants, plongeant ses grands yeux humides dans le regard d’Orwin. Ensuite, il déposa le panier de fruits sur la table et rebroussa chemin. En remontant la route qui menait à la demeure d’Orwin, Caëlus, de plus en plus préoccupé par son avenir, était toujours plongé dans ses pensées. Qu’arrivera-t-il lorsqu’Orwin ne sera plus là ? Qui s’occupera de lui jusqu’à ce qu’il ait atteint la force de l’âge ? Mais pour l’heure, les questions qu’il se posait restaient sans réponse.


Un puissant coup de vent le tira de ses songes et manqua de le faire tomber. Caëlus reprit ses esprits et resta sans voix. Alors que le village était éclairé par d’intenses rayons solaires quelques instants plus tôt, il était à présent plongé dans une obscurité totale. Un changement se produisait dans le temps. Une brume épaisse s’immisça dans les ruelles du village. Les yeux écarquillés et tendus dans l’obscurité, Caëlus vit soudain une silhouette se diriger vers lui. Pris de panique, il se mit à courir en sens opposé. Il entendit alors des paroles prononcées dans une langue qu’il ne connaissait pas. Tout d’abord, Caëlus eut l’impression d’avoir été mué en pierre par l’incantation. Ensuite, ses genoux cédèrent, et il tomba sur le sol. Se redressant sur un bras, il regarda derrière lui et vit alors dans la pâle lumière émise par la lune une forme haute et sombre, comme une ombre devant les étoiles. Elle s’approcha et se pencha sur lui.


Il fut alors saisi d’une étreinte plus forte et plus froide que celle de l’acier. En cet instant, il ne pouvait songer à rien d’autre qu’à la terreur qui grandissait en lui. Il sentit sa langue se coller à son palais et son cœur battre à tout rompre. Alors qu’il commençait à distinguer deux yeux sombres dans le capuchon de son agresseur, les ténèbres l’enveloppèrent de toutes parts, et tout disparu. Quand il revint à lui, il ne put rien se rappeler pendant un moment. Ce n’est qu’après de longues minutes qu’il se remémora les événements de la veille, le douloureux souvenir de sa rencontre lui revenant à l’esprit. Toute cette histoire semblait si étrange qu’il pensa qu’il ne s’agissait que d’un cauchemar, flottant toujours au bord de sa mémoire. Mais il se rappelait très précisément du souffle froid qui avait parcouru l’ensemble de son corps et de la peur qui l’avait paralysée. La vérité s’imposa dès lors à son esprit : c’était bel et bien arrivé. Mais la teinte terreuse qui fut la sienne avait disparue, laissant place à une mine radieuse. Étonné par sa béatitude, il se releva, les lèvres étirées en un large sourire. Jamais il ne s’était senti aussi bien. »    
 

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« L’historien est un prophète qui regarde en arrière. »


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Albérich
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MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 16:37 (2012)    Sujet du message: Anima Umbrae Historia Répondre en citant

Métamorphose
 
    
« C’est depuis son fauteuil en tissu, dans lequel il était confortablement installé, qu’Orwin observait Caëlus d’un regard songeur. Ses yeux laissaient transparaître toute son inquiétude, comme de véritables fenêtres ouvertes sur ses pensées. Les rides avaient creusé son visage à un tel point qu’il se savait désormais trop vieux pour exercer une quelconque autorité sur le jeune homme, aussi minime soit-elle. Le doyen n’était plus en mesure de lui indiquer le chemin à suivre, ce qu’il jugeait pourtant indispensable en cette heure, tant Caëlus s’était métamorphosé. Le garçon, autrefois serviable et attentif aux besoins des autres, s’était fermé à tout dialogue depuis de longues années déjà. En réalité, Orwin ne se souvenait plus avec précision du moment où il avait réalisé que Caëlus avait changé. Son incapacité à mettre en exergue cet instant était vraisemblablement due au caractère progressif du changement.


En effet, Caëlus n’avait pas changé du jour au lendemain, sa transformation s’opérant par étape. La première fut sans nul doute son intérêt soudain pour la magie et tout ce qui y a trait. Dès lors, il s’était adonné à son étude avec passion et détermination, jusqu’au jour où il fut capable de la maîtriser avec une étonnante facilité. Nombre de sorciers en herbe auraient été jaloux d’une telle disposition à l’apprentissage des arcanes, et Orwin n’en doutait pas. C’est ce qui attira son attention en premier lieu, ces facultés exceptionnelles qui, de son humble avis, n’avaient rien de naturelles. Jamais encore il n’avait observé pareille maîtrise. Mais ce qui le perturba bien plus encore, ce fut ce que Caëlus lui annonça un soir d’été, alors qu’ils se baladaient tranquillement dans les montagnes en profitant des vents chauds de saison. Ce dernier avait la nette impression d’entendre des voix, il en fut d’ailleurs persuadé après que cette impression se soit répétée à de nombreuses reprises.


Orwin, qui n’était pas sans savoir que le fait d’entendre des voix était de très mauvaises augures, s’efforça de chasser cette idée de l’esprit de son protégé. Il avait déjà rencontré un cas similaire qui connut une fin tragique, et il était loin de souhaiter le même sort à Caëlus. Mais ses nombreuses tentatives restèrent vaines, et le jeune homme s’immergea encore plus dans ses croyances et dans ses peurs. En cette soirée où Caëlus demeurait taciturne, plongé dans ses grimoires, peut-être était-ce le moment de réitérer ses tentatives. Il se leva difficilement, dans la douleur, en s’appuyant sur le bâton qui désormais ne le quittait plus. Il tituba jusqu’au coin opposé, non lui de l’âtre dans lequel le feu grondait en faisant danser ses flammes qui dessinaient des ombres de toute forme sur les murs du salon. La lumière qui en résultait éclaira le visage d’Orwin, dévoilant sa vieillesse et son évidente faiblesse.


Caëlus ne daigna pas lui prêter plus d’attention que les autres jours, mais cette fois-ci, Orwin n’avait pas l’intention d’abandonner et il insista. Il avait décidé d’agir d’une autre manière plutôt que de continuer à parler vainement dans l’oreille d’un sourd. Lui qui avait toujours préconisé le dialogue et l’écoute, il changea son approche et s’empara du grimoire qu’était occupé à lire Caëlus. Il l’observa un moment avant de le jeter au feu, consumant ses pages et ses secrets. Le jeune homme se leva d’un bond, sans prévenir et avec violence. Il fixait Orwin d’un œil mauvais, avec une intensité que le vieillard ne lui connaissait pas. C’était idiot de le penser, mais Orwin avait le sentiment d’avoir affaire à une autre personne. Le garçon qu’il avait élevé comme son enfant n’aurait jamais pu lui adresser un regard empreint d’une telle méchanceté.


Caëlus fit un pas en avant, saisit le doyen par le col et le projeta avec force. Ce dernier alla se briser les côtes contre le mur du fond. Avant qu’il ait eu le temps de réaliser ce qu’il passait, Caëlus fit apparaître une flamme bleue dans le creux de sa main. Il tendit le bras vers son ancien mentor qui, en un instant, fut carbonisé par les flammes qui jaillirent dans sa direction. »     
 
 
  

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